Rising for the sun

30012011

Puisque le soleil réchauffe,

Le peu de nos peaux.

Il n’y a rien de bon dans nos poches,

Le soleil déserte notre tableau.

A grand pas il cherche une terre brûlante,

Des plaines en flammes.  

 

Puisque le soleil s’enfuit,

Demain partons…

Juste nos jeans en survie,

C’est dans le sud que nous vivrons.

Le soleil séchera cette misère,

Au loin regarde les averses;

 

 

Puisque le soleil disparait,

Allons bébé remplir nos mains d’airain.

Gardons secret le chemin bébé,

Le soleil ne peut guider que les diablotins.

Sous le porche nos corps frissonnent,

La pluie tombe, la pluie tombe, tombe, tombe…




Natou la Gabonaise

3102010

J’avais quitté le train, le train de vie qu’on laisse partant un soir les pieds tristes.

C’était une nuit, un dos de guitare Argentine.

Un collier de verroterie rouge, cou de diamantine.

Elle roula ses larges épaules, bomba sa poitrine,

Souriante sous les odeurs des lumières paraffines.

L’amour en cale sèche, fers en haute mer.

J’avais l’assurance cousue de mystère,

L’ombre du cri hiboux volant, solitaire.

Natou glissa un chemin percé de ses lèvres.

Balayant ce précieux inconsolable en vaillance d’étain,

Ses cuisses rondes m’offris un sucré divin.

Apostrophe mes sens, nectar d’un Gabon lointain.

Une brindille aimant un royaume d’océan;

Le temps que les phares s’éteignent nonchalamment.

Emportant les promises, les chéries dans ce mouvement.

 

Les alizés de mes nuits sans parcours cinglent mes naufrages d’amours tristes…




Jack-Daniel’s

14042010

 

Secouez-le et cassez-le ce coeur, une cuillerée de blues tape contre mon Jack Daniel’s.

Démoniaque cette foutu pluie ne s’arrête pas, je marche à travers le delta du blues.

Le dernier soir que ma bien aimée est parti, je pouvais pas la rattraper j’étais trop saoul.

Sa pauvre mère lui avait dit de m’abandonner, moi et mon foutu Jack-Daniel’s

 

Je ne savais pas que je l’aimais, jusqu’au jour où je n’avais plus de mon Jack-Daniel’s.

Bébé je suis tout mouillé par le sale temps qu’il fait en Alabama, bébé je suis un idiot.

Le shérif du coin m’a ramassé pour vagabondage, je purge ma peine à la prison Marengo.

Un meurtre a eu lieu, le shérif me la coller, demain ton Jack Brown boira un dernier Jack-Daniel’s.

 

Le gouverneur Graves m’a promis que juste avant la potence, j’aurais mon Jack-Daniel’s.

Le gouverneur Graves m’a promis que juste avant la potence, j’aurais mon Jack-Daniel’s.




African Blues

5042010

je suis l’homme serpent,
Et toi Afrique
Tu restes agrippé dans mes bras.
L’âme solitaire
Ciel amer.
Derrière la nuit,

Les rythmes…

Je suis l’homme serpent endormi
Dans les hautes herbes d’Afrique
Les pieds frappent le sol
Les mains tendent vers le ciel
Les peaux tendues ce caressent
Les fleuves agonissent sous les sons,
Konaté, KarKar, Diop jouent.

Je suis l’homme serpent.
La musique ce promène
Dans cette masse humaine
Je baigne dans la tristesse.
Ma crinière de serpent charme
Et part dans le noir vers les cris froids des nocturnes.

Rythmes…

Ma queue frétille d’un TAP des djembés.
Je vous aime le savez-vous
Chairs passagères.

Je suis l’homme serpent aux mues légères.
Demain dans ce noir absolu en dedans de mon esprit, le grand orchestre frappera mon errance.
Un African Blues sur les pistes des serpents errants.




Lady. D

22022010

 

Ma rêverie d’Harlem, un diner pour un dollars au Bamboo inn sur la 7th avenue, du bœuf avec des patates chaudes recouvertes de crème.

Dehors une fille de treize ans ce prostitue

Au Lincoln theatre Bessie Smith chantera

Chante, dieu sauve les enfants

Maman me vends dans la rue.

Duke fait sa tournée des joints d’Harlem.

Personne ne sait combien elle l’aime

ça pauvre vie de claques et de bordels

cherchant un homme, qui soit pas cruel.

Pauvre Eléonora, qui n’a pas un dollars

Ce verra arrêter dans la voiture d’un salopard

Chante, chante le blues de sa prison

Sombre dimanche, fleurs en évaporations.

La crise a vue monter le prix de mon bœuf patate, ils sont tous au dancing courant les primes. Et dans le sud…dans le sud, stone mountain porte une croix.

Le dégoût s’envole dans l’alcool et la drogue

Que l’on naissent pauvre où très pauvre

Les maux en ïn traverse ses pupilles.

Des ballots de coton remonte son Mississippi

Elle chante devant des poisson-chats frits

A des clients, des genres sans fric mais chics

Il y a là un blanc aussi noir, parfois! Artie.

Ces hommes elle les voie escrocs et bandits

Les sangs sur les feuilles de peupliers

Nous souviennent des amères cruautés

Que ce ne fût que des arbres a aimé

Sans doute, des arbres empreints de libertés.

 

 







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