L’univers a fui

22012011

Quelle est cette rive où je me suis endormi.

Une eau en cascade sous les glycines,

Un parfum frais tombait des écorces,

Fleurs violine aux têtes précoces.

Il a l’âge d’un siècle, le songe d’un jour,

Mon rêve, il s’abreuve du haut de la tour.

Celle des espérances, des géantes brunes,

Elles jouent les violons glacis de l’infortune.

Une mouche d’eau sentant la chair,

S’en allât sur un stalle du presbytère.

Mon bras dans le courant de l’Ouvèze.

Égrenait l’ensemble de la voûte céleste.

L’empreinte du bélier fracassait mon cœur,

L’air tiède emmenait une immense pesanteur.

Les géantes brunes grinçaient les archets,

Mêlant leurs cheveux dans ce lit attristé.

Te revoir passant le chapeau d’acrobate,

Rempli de francs sous mes souffles écarlates.

Saisir ta fine taille avant le triste sort,

Toi à demi vivante, moi à demi mort.

Quand les vestales oublièrent le feu,

Elles mêlèrent ma cervelle au hideux.

Je ne fis qu’un tour, sautant de la tour,

Redoutable chute qui finira un jour.




L’amour, l’écriture

3102010

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C’est pour mieux sonder vos bras cahincaha, l’origine du verbe sur vos langues, il est de belles offrandes qui osent les allégeances dans les corps bien avant les mots d’amours. Terre de femmes que la poussière brûle à travers mes sandales, j’aimerais trouvé ce cœur vierge de mon regard et que son regard me soit donné comme le dernier; englouti dans un marais de bruyère, loin […] Je parsèmerais la légende de ce cœur pris par mes mots gorgeant toutes mes pensées vers la bien aimée. Serait-il évoqué mes forces et mes faiblesses et moi lui donnerais-je un parcours sans tristesse. Ces mots n’ont pas de reflets, abréviation d’un simple baiser capturant les lèvres de son auteur.




Natou la Gabonaise

3102010

J’avais quitté le train, le train de vie qu’on laisse partant un soir les pieds tristes.

C’était une nuit, un dos de guitare Argentine.

Un collier de verroterie rouge, cou de diamantine.

Elle roula ses larges épaules, bomba sa poitrine,

Souriante sous les odeurs des lumières paraffines.

L’amour en cale sèche, fers en haute mer.

J’avais l’assurance cousue de mystère,

L’ombre du cri hiboux volant, solitaire.

Natou glissa un chemin percé de ses lèvres.

Balayant ce précieux inconsolable en vaillance d’étain,

Ses cuisses rondes m’offris un sucré divin.

Apostrophe mes sens, nectar d’un Gabon lointain.

Une brindille aimant un royaume d’océan;

Le temps que les phares s’éteignent nonchalamment.

Emportant les promises, les chéries dans ce mouvement.

 

Les alizés de mes nuits sans parcours cinglent mes naufrages d’amours tristes…




Les enfants

15082010

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Les enfants je me souviens de vous, Andrej, Muhammed, Sässa et la petite Dzana, je me souviens de vos nuits de vos jours de vos peurs.
Il fallait avoir de l’estomac inconscient pour parcourir la route de Gorazde sous les jumelles des casques pleutres, le tout roulant sur des routes couvertes de mines anti-personnel des combattants.

Gorazde enfin! on regarde autours de soi, un peu plus haut un immeuble aux vitres brisées constellant un effet fragmentaire du bâtiment, nous y sommes on se glisse pieusement dans cette ruine sans frapper, l’enfer n’a pas de porte il a juste les hommes.

La neige est là les odeurs sont figées, pas les hurlements, tout le monde se demande «  c’est quoi ce bordel? » Les couloirs sont plein d’humains difficile de faire le tri les corps sont imprégnés de saletés les cheveux hirsutes collants et des plaies à moitié croutés sur leurs peaux boutonneuses.

Myriam m’avait dit n’y va pas, «  pas de soleil, que de la peine sur cette terre » J’y suis allé.

Une simple couverture ça tient chaud quand une fois la merde est récurer et que la baraque ne soit plus soumise aux courants d’air glacials, Je ne sais plus combien de temps j’avais écarter mes regards des leurs, surement le temps de déboucher les canalisations, de mettre un groupe, de rafistoler les portes et les fenêtres sous les bruits des mortiers venant des collines, une semaine au plus.

-Pourquoi tu es triste?
-Suis pas triste c’est ma gueule.
-Ta gueule est vraiment pas belle, c’est ce que les enfants me disent.
Les enfants toujours en train de me suivre et avec les toubibs et les infirmières toujours en train de brailler «  Doc c’est vrai que pour certains nous arrivons trop tard »

-Oui Baptiste.

Putain! on est bloquer jusqu’au trognon, les salopards ce tapent sur les couilles pour un péteux cours d’eau, et ça renifle beaucoup comme le barbecue à Jacky dans la déchetterie de Monclar , nauséeux au milieu des encombrants que la ville décharge.

J’avais commencé avec parcimonie par faire le pitre devant les gosses, marchant sur les mains fessant la roue, parlant avec eux le Serbo-Croate en deux mots ja et té, moi et toi « Ja Baptiste et té»

-Sâssa
-Et té
-Andrej
-Ja figure belle.
Et toc pour le doc.

Un mois déjà, l’hôpital de secours maintenant ressemble à un îlot calme pour les enfants qui osent courir, la neige est toujours présente, les sirènes ce sont tue la ville est déserte petit à petit on voit ses arbres disparaître, ce soir ils auront chaud…
Hier un salopard était venu, il nous avait gratifié d’un sourire avec sa kalachnikov puis il avait débâché son pickup une enfant dormait, elle réagissait plus, livide le souffle court. Ce matin j’ai pris ses dimensions 33 par 90 par 25, je sors, je m’y colle, scie, planches et clous. Les enfants me regardent, je leur tourne mon dos – j’ai vraiment une sale gueule.




En avant les crimes.

10032010

 

)Théobald venait de Charlotte en plein milieu du blanc delta, une cambrousse épaisse où seul le devil train menant à Chicago fuyait la pesanteur pastoral. Un fou! Il humait les soupirails des tripots
du New-Jersey, une main tenant son pantalon trop large et sans ceinture.

-que fais tu Théobalb?

-Je sens la mer, le parfum tant maternel
La femme au goût d’iode d’algue et de sel
Je l’ai vu dans une vieille chope en plomb
Surgissante des flots de ma bière, une blanche
Celle des disques Okeh, à la poitrine ample
Elle ma dit » prend moi à coups de canons »

La terre le ciel se mirent à chanter, alléluia!
Alléluia, la plus belle des femmes pour moi.
A la central électrique j’avais brulé des pneus
Et me voici devant les plaisirs des cieux,
Mon autel a été largement récompenser
Les dieux aimant le caoutchouc brulé.

Elle parla ainsi, « Jasmine attend pleurant ta venue
Goûte mes entrailles, tu auras sa couche défendu »
Avec gloire je la pilonnais, perdant ma ceinture
Aspiré violemment, mon salut ne fût que dure .
Des serpents à tête de clébards plaquaient mon bassin
Soudain deux anges la soulevée, brave chérubin.

Elle reparla ainsi, « va maintenant tu la trouveras chez le boss de la mélasse »




DAYBREAK

22022010

 

Daybreak

Mes yeux sont remplie du néon
Chapel twenty dollar le mariage.
Les collines de l’été sont loin
Le temps résonne de tes bras
Le temps écoute les mots de ton silence
Sur les murs de la ville endormie,
Les enseignes déchirent les prières de la nuit
Fragilité, est l’été qui ne revient.
Le froid de mes pas cueille sa résonance.

Les ombres éphémères dansent aux portes des drugstores
Twenty pence, le sèche-linge tourbillonne et gronde.
Je m’allonge sur la rangé des sièges en plastique
Un magazine Hustler traine à la page des critiques.

J’ai le sentiment d’avoir rien oublié
Aujourd’hui sur les collines il a neigé.

 




My Lady.D

22022010

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