L’univers a fui

22 01 2011

Quelle est cette rive où je me suis endormi.

Une eau en cascade sous les glycines,

Un parfum frais tombait des écorces,

Fleurs violine aux têtes précoces.

Il a l’âge d’un siècle, le songe d’un jour,

Mon rêve, il s’abreuve du haut de la tour.

Celle des espérances, des géantes brunes,

Elles jouent les violons glacis de l’infortune.

Une mouche d’eau sentant la chair,

S’en allât sur un stalle du presbytère.

Mon bras dans le courant de l’Ouvèze.

Égrenait l’ensemble de la voûte céleste.

L’empreinte du bélier fracassait mon cœur,

L’air tiède emmenait une immense pesanteur.

Les géantes brunes grinçaient les archets,

Mêlant leurs cheveux dans ce lit attristé.

Te revoir passant le chapeau d’acrobate,

Rempli de francs sous mes souffles écarlates.

Saisir ta fine taille avant le triste sort,

Toi à demi vivante, moi à demi mort.

Quand les vestales oublièrent le feu,

Elles mêlèrent ma cervelle au hideux.

Je ne fis qu’un tour, sautant de la tour,

Redoutable chute qui finira un jour.


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