Mon coeur souffre quand ma peine ce meurt du long silence des innocents

5022011

Mes amis… Mes amis si ce soir notre confrère Mr Charles De La DEQUI prendra la parole, c’est pour nous éclairait sur la triste affaire qui secoue depuis des mois notre communauté de Pied-Sur-Rhin.
Les faits sont là; Et qui d’entre maintenant n’ose plus sortir de la commune sans avoir une certaine gène sur l’infamie que subit Pied-Sur-Rhin!!! Qui de vous parmi nous en allant chez le fromager de Munster n’a pas reçu une pince à linge, suivi d’un sourire moqueur, qui de vous….

- Mr le maire c’est à Dequi.

-La parole chers administrés est à Mr Charles De La DEQUI.

Mr De La DEQUI bu un verre de schnaps avant son allocution devant tous les habitants de Pied-Sur-Rhin. Il y avait en plus du premier magistrat de la ville Mr le maire Jean René ADIEU une personnalité célèbre dans l’assistance, la miss Bargkass qui avait ravi le titre de miss Alsace au nez et à la barbe de Miss Munster dans cette Année 1972, il est vrai que cette année là le Bargkass était plus affiné que le Munster.

- Mesdames, Messieurs… Hum RHum… veuillez m’excuser, la gorge. Ceci est une chose très sérieuse, d’ailleurs mes amis de l’académie des sciences de Stilton m’ont assuré de l’extraordinaire potentialité de la découverte qu’a faite le fossoyeur de votre ville. Je vous relate vite cette découverte, comme chacun de vous doivent la connaitre aisément.
Nous sommes le 6 décembre, Saint-Nicolas joué par votre instituteur chaque année, se rend dans la sacristie prendre son honorable bâton de berger, mais en discutant aimablement avec Mr le curé il en oublie vite ses gants.
Nous sommes toujours le 6 décembre, votre fossoyeur doit par un temps à pierre-fendre faire la réduction du corps de l’ancien sonneur de cloches de notre Dame des Dames de la conception sans fermentation,.
Ho ! Pauvre de lui, le corps n’est pas encore en état d’être rangé dans la boite à chaussure ERAM que sa femme lui avait gentiment donné, faudrait être fou pour dépenser plus.
Pour accélérer la décomposition ; Mal lui en a prit, il décida de l’entrepose du corps dans la cave à fromage de votre coopérative. Et là ! L’histoire, la fameuse histoire qui hante vos nuits et vos jours commença.

Dans l’ordre des choses mes confrères de l’académie des sciences de Stilton , après que je leur aies envoyé un échantillon du sonneur de cloche, ont découvert des atomes instables de Francium Puantum. Atome classé juste avant le Radium dans la périodique des éléments, cet atome est dit aussi (imprégnation philosophale) dut à sa conversion volatile, tantôt il peut devenir variable suivant son milieu naturel.

Une visite du laboratoire par les plus éminents hommes politiques en 1939, date de sa découverte par madame Félicien, nous ont démontré que paradoxalement le cerveau aussi pouvait se convertir en quelques mois à son contact.
Les habits de notre malheureux sonneur de cloches, habits funéraire, avait été placé dans la corbeille des affaires que généralement donne votre curé aux nécessiteux du canton par le fossoyeur, qui habituellement aurait dû les données à l’association des orphelins du Zimbabwe.

Passons cet interlude humanitaire, voici l’instituteur Mr Brice Artèrefeux ne trouvant plus les gants de Saint-Nicolas s’empressa de prendre dans la corbeille manu-militari les chaussettes du défunt sonneur de cloches. Selon toutes les concordances scientifiques sur la décomposition des cadavres dans les caves de Roquefort, étude menée en parallèle avec les croque-morts d’Epoisses dont les résultats sont connus par toutes les podologues du boulevard Jarret non loin du vieux port. Les conclusions étant « Ben mon gars tu pues de la gueule autant que des pieds » Quand on sait l’importance entre les deux extrémités.
C’est pour vous dire…
Les chaussettes étant longuement mises en contact avec cette substance hautement radioactive, le Francium Puantum pour ne nommer qu’elle, l’instituteur trouva ravissante la paire de moufle. Toutefois le vin du curé qui faut bien le reconnaitre est un excellent breuvage, avait fait oublié à l’instituteur que des moufles ont bien un doigt opposable.

Dans la nuit du 6 décembre, titubant sur l’âne du marchand de bois avec une hotte remplie de petits pains d’épices, votre instituteur le nez bouché par une rhino-farinier… Oui! Quoi? Pharyngite!!!… Peu importe il avait une constipation nasale. Cet hurluberlu, poivrot, caca au nez défilait gaiement dans vos rues donnant avec les chaussettes radioactives les petits pains d’épices de notre lointaine tradition, où les bouchers faute de grives cuisinaient les enfants abandonnés.
De ce fait vu que toutes et vous tous adorez cette friandise, trop arrosés par le doux vin chaud de notre ami le fossoyeur, qui à l’occasion prépare les banquets de votre charmante petite ville.

Je vous donne le schéma un cadavre-un fossoyeur-des chaussettes-le Francium Puantum-la cave à fromage-la sacristie-un instituteur bourré-une tradition et vous voilà tous atteint de Francium Puantum aigu. C’est-à-dire, qu’au contact de toutes matières physiques, chimiques et morale vous contaminez les parties en contact de vous. La solution selon les plus pessimistes serait de vous plonger six minutes dans un bain d’acide, mais ne soyons pas si extrême que ça, le docteur Okoro qui avait expérimenté un remède à base de poils de culs de chèvres du Boukistan, ayant eu d’excellents résultats avec les supporters de football européen, m’a envoyé une fiole de son remède.

Je peux vous l’annoncer demain tous les habitants de Pied Sur Rhin ne puerons plus de la gueule et des pieds grâce aux poils de culs.

PS: les idées de merde n’engage que l’auteur.




Rising for the sun

30012011

Puisque le soleil réchauffe,

Le peu de nos peaux.

Il n’y a rien de bon dans nos poches,

Le soleil déserte notre tableau.

A grand pas il cherche une terre brûlante,

Des plaines en flammes.  

 

Puisque le soleil s’enfuit,

Demain partons…

Juste nos jeans en survie,

C’est dans le sud que nous vivrons.

Le soleil séchera cette misère,

Au loin regarde les averses;

 

 

Puisque le soleil disparait,

Allons bébé remplir nos mains d’airain.

Gardons secret le chemin bébé,

Le soleil ne peut guider que les diablotins.

Sous le porche nos corps frissonnent,

La pluie tombe, la pluie tombe, tombe, tombe…




L’univers a fui

22012011

Quelle est cette rive où je me suis endormi.

Une eau en cascade sous les glycines,

Un parfum frais tombait des écorces,

Fleurs violine aux têtes précoces.

Il a l’âge d’un siècle, le songe d’un jour,

Mon rêve, il s’abreuve du haut de la tour.

Celle des espérances, des géantes brunes,

Elles jouent les violons glacis de l’infortune.

Une mouche d’eau sentant la chair,

S’en allât sur un stalle du presbytère.

Mon bras dans le courant de l’Ouvèze.

Égrenait l’ensemble de la voûte céleste.

L’empreinte du bélier fracassait mon cœur,

L’air tiède emmenait une immense pesanteur.

Les géantes brunes grinçaient les archets,

Mêlant leurs cheveux dans ce lit attristé.

Te revoir passant le chapeau d’acrobate,

Rempli de francs sous mes souffles écarlates.

Saisir ta fine taille avant le triste sort,

Toi à demi vivante, moi à demi mort.

Quand les vestales oublièrent le feu,

Elles mêlèrent ma cervelle au hideux.

Je ne fis qu’un tour, sautant de la tour,

Redoutable chute qui finira un jour.




L’amour, l’écriture

3102010

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C’est pour mieux sonder vos bras cahincaha, l’origine du verbe sur vos langues, il est de belles offrandes qui osent les allégeances dans les corps bien avant les mots d’amours. Terre de femmes que la poussière brûle à travers mes sandales, j’aimerais trouvé ce cœur vierge de mon regard et que son regard me soit donné comme le dernier; englouti dans un marais de bruyère, loin […] Je parsèmerais la légende de ce cœur pris par mes mots gorgeant toutes mes pensées vers la bien aimée. Serait-il évoqué mes forces et mes faiblesses et moi lui donnerais-je un parcours sans tristesse. Ces mots n’ont pas de reflets, abréviation d’un simple baiser capturant les lèvres de son auteur.




Natou la Gabonaise

3102010

J’avais quitté le train, le train de vie qu’on laisse partant un soir les pieds tristes.

C’était une nuit, un dos de guitare Argentine.

Un collier de verroterie rouge, cou de diamantine.

Elle roula ses larges épaules, bomba sa poitrine,

Souriante sous les odeurs des lumières paraffines.

L’amour en cale sèche, fers en haute mer.

J’avais l’assurance cousue de mystère,

L’ombre du cri hiboux volant, solitaire.

Natou glissa un chemin percé de ses lèvres.

Balayant ce précieux inconsolable en vaillance d’étain,

Ses cuisses rondes m’offris un sucré divin.

Apostrophe mes sens, nectar d’un Gabon lointain.

Une brindille aimant un royaume d’océan;

Le temps que les phares s’éteignent nonchalamment.

Emportant les promises, les chéries dans ce mouvement.

 

Les alizés de mes nuits sans parcours cinglent mes naufrages d’amours tristes…




Les enfants

15082010

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Les enfants je me souviens de vous, Andrej, Muhammed, Sässa et la petite Dzana, je me souviens de vos nuits de vos jours de vos peurs.
Il fallait avoir de l’estomac inconscient pour parcourir la route de Gorazde sous les jumelles des casques pleutres, le tout roulant sur des routes couvertes de mines anti-personnel des combattants.

Gorazde enfin! on regarde autours de soi, un peu plus haut un immeuble aux vitres brisées constellant un effet fragmentaire du bâtiment, nous y sommes on se glisse pieusement dans cette ruine sans frapper, l’enfer n’a pas de porte il a juste les hommes.

La neige est là les odeurs sont figées, pas les hurlements, tout le monde se demande «  c’est quoi ce bordel? » Les couloirs sont plein d’humains difficile de faire le tri les corps sont imprégnés de saletés les cheveux hirsutes collants et des plaies à moitié croutés sur leurs peaux boutonneuses.

Myriam m’avait dit n’y va pas, «  pas de soleil, que de la peine sur cette terre » J’y suis allé.

Une simple couverture ça tient chaud quand une fois la merde est récurer et que la baraque ne soit plus soumise aux courants d’air glacials, Je ne sais plus combien de temps j’avais écarter mes regards des leurs, surement le temps de déboucher les canalisations, de mettre un groupe, de rafistoler les portes et les fenêtres sous les bruits des mortiers venant des collines, une semaine au plus.

-Pourquoi tu es triste?
-Suis pas triste c’est ma gueule.
-Ta gueule est vraiment pas belle, c’est ce que les enfants me disent.
Les enfants toujours en train de me suivre et avec les toubibs et les infirmières toujours en train de brailler «  Doc c’est vrai que pour certains nous arrivons trop tard »

-Oui Baptiste.

Putain! on est bloquer jusqu’au trognon, les salopards ce tapent sur les couilles pour un péteux cours d’eau, et ça renifle beaucoup comme le barbecue à Jacky dans la déchetterie de Monclar , nauséeux au milieu des encombrants que la ville décharge.

J’avais commencé avec parcimonie par faire le pitre devant les gosses, marchant sur les mains fessant la roue, parlant avec eux le Serbo-Croate en deux mots ja et té, moi et toi « Ja Baptiste et té»

-Sâssa
-Et té
-Andrej
-Ja figure belle.
Et toc pour le doc.

Un mois déjà, l’hôpital de secours maintenant ressemble à un îlot calme pour les enfants qui osent courir, la neige est toujours présente, les sirènes ce sont tue la ville est déserte petit à petit on voit ses arbres disparaître, ce soir ils auront chaud…
Hier un salopard était venu, il nous avait gratifié d’un sourire avec sa kalachnikov puis il avait débâché son pickup une enfant dormait, elle réagissait plus, livide le souffle court. Ce matin j’ai pris ses dimensions 33 par 90 par 25, je sors, je m’y colle, scie, planches et clous. Les enfants me regardent, je leur tourne mon dos – j’ai vraiment une sale gueule.




Jack-Daniel’s

14042010

 

Secouez-le et cassez-le ce coeur, une cuillerée de blues tape contre mon Jack Daniel’s.

Démoniaque cette foutu pluie ne s’arrête pas, je marche à travers le delta du blues.

Le dernier soir que ma bien aimée est parti, je pouvais pas la rattraper j’étais trop saoul.

Sa pauvre mère lui avait dit de m’abandonner, moi et mon foutu Jack-Daniel’s

 

Je ne savais pas que je l’aimais, jusqu’au jour où je n’avais plus de mon Jack-Daniel’s.

Bébé je suis tout mouillé par le sale temps qu’il fait en Alabama, bébé je suis un idiot.

Le shérif du coin m’a ramassé pour vagabondage, je purge ma peine à la prison Marengo.

Un meurtre a eu lieu, le shérif me la coller, demain ton Jack Brown boira un dernier Jack-Daniel’s.

 

Le gouverneur Graves m’a promis que juste avant la potence, j’aurais mon Jack-Daniel’s.

Le gouverneur Graves m’a promis que juste avant la potence, j’aurais mon Jack-Daniel’s.




African Blues

5042010

je suis l’homme serpent,
Et toi Afrique
Tu restes agrippé dans mes bras.
L’âme solitaire
Ciel amer.
Derrière la nuit,

Les rythmes…

Je suis l’homme serpent endormi
Dans les hautes herbes d’Afrique
Les pieds frappent le sol
Les mains tendent vers le ciel
Les peaux tendues ce caressent
Les fleuves agonissent sous les sons,
Konaté, KarKar, Diop jouent.

Je suis l’homme serpent.
La musique ce promène
Dans cette masse humaine
Je baigne dans la tristesse.
Ma crinière de serpent charme
Et part dans le noir vers les cris froids des nocturnes.

Rythmes…

Ma queue frétille d’un TAP des djembés.
Je vous aime le savez-vous
Chairs passagères.

Je suis l’homme serpent aux mues légères.
Demain dans ce noir absolu en dedans de mon esprit, le grand orchestre frappera mon errance.
Un African Blues sur les pistes des serpents errants.




En avant les crimes.

10032010

 

)Théobald venait de Charlotte en plein milieu du blanc delta, une cambrousse épaisse où seul le devil train menant à Chicago fuyait la pesanteur pastoral. Un fou! Il humait les soupirails des tripots
du New-Jersey, une main tenant son pantalon trop large et sans ceinture.

-que fais tu Théobalb?

-Je sens la mer, le parfum tant maternel
La femme au goût d’iode d’algue et de sel
Je l’ai vu dans une vieille chope en plomb
Surgissante des flots de ma bière, une blanche
Celle des disques Okeh, à la poitrine ample
Elle ma dit » prend moi à coups de canons »

La terre le ciel se mirent à chanter, alléluia!
Alléluia, la plus belle des femmes pour moi.
A la central électrique j’avais brulé des pneus
Et me voici devant les plaisirs des cieux,
Mon autel a été largement récompenser
Les dieux aimant le caoutchouc brulé.

Elle parla ainsi, « Jasmine attend pleurant ta venue
Goûte mes entrailles, tu auras sa couche défendu »
Avec gloire je la pilonnais, perdant ma ceinture
Aspiré violemment, mon salut ne fût que dure .
Des serpents à tête de clébards plaquaient mon bassin
Soudain deux anges la soulevée, brave chérubin.

Elle reparla ainsi, « va maintenant tu la trouveras chez le boss de la mélasse »




DAYBREAK

22022010

 

Daybreak

Mes yeux sont remplie du néon
Chapel twenty dollar le mariage.
Les collines de l’été sont loin
Le temps résonne de tes bras
Le temps écoute les mots de ton silence
Sur les murs de la ville endormie,
Les enseignes déchirent les prières de la nuit
Fragilité, est l’été qui ne revient.
Le froid de mes pas cueille sa résonance.

Les ombres éphémères dansent aux portes des drugstores
Twenty pence, le sèche-linge tourbillonne et gronde.
Je m’allonge sur la rangé des sièges en plastique
Un magazine Hustler traine à la page des critiques.

J’ai le sentiment d’avoir rien oublié
Aujourd’hui sur les collines il a neigé.

 







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